L’intérêt d’une solution certifiée NF Logiciel pour l’entreprise

 

Le choix d’une solution certifiée “NF Logiciel” permet à l’entreprise :

- de bénéficier de tous les avantages financiers générés par la simple application des lois,

- d’être en conformité et en sécurité vis à vis de l’Administration fiscale.

 

L’évolution technologique des systèmes d’information en général, et particulièrement le développement exponentiel des logiciels de gestion, ont naturellement conduit la Direction Générale des Impôts à adapter ses méthodes et ses outils de contrôle.

C’est ainsi que sont nées il y a plus de vingt ans les Brigades de Vérification des Comptabilités Informatisées (BVCI). Celles-ci sont chargées de valider la conformité des outils informatiques de gestion eu égard aux obligations réglementaires.

Parallèlement, AFNOR organisme de certification national, avec le concours de la D.G.I. et d’INFOCERT, ont créé la Marque “NF Logiciel comptabilité informatisée“, qui garantit non seulement la conformité du logiciel aux normes en vigueur, mais exige également des critères de qualité supplémentaires qui s’appliquent tant à l’outil qu’aux services proposés au client.

Nous vous présentons ci-après un aperçu des principales obligations en matière de comptabilité informatisée, leurs impacts sur la gestion des immobilisations, et les avantages pour l’entreprise, en termes financiers et de sécurité, générés par la simple application des règles

 

SYNTHÈSE DES OBLIGATIONS RÉGLEMENTAIRES

Sans être exhaustif voici les fonctions et caractéristiques techniques à remplir pour permettre à l’entreprise de tenir ses obligations réglementaires :

Enregistrement des données comptables :

  • génération d’écritures comptables conformes avec le plan comptable général ;
  • chaque écriture doit contenir les éléments nécessaires à leur traçabilité.

Conservation et restitution des données :

Le logiciel doit proposer l’ensemble des documents déclaratifs pour toute clôture de période et doit mémoriser l’ensemble des données et traitements informatiques qui contribuent directement ou indirectement à la production des résultats comptables et fiscaux.

Données d’audit et traçabilité :

Le logiciel doit permettre d’analyser le processus de gestion comptable des données déclarées et archivées et en conséquence enregistrer les opérations liées aux écritures et aux processus comptables.

Accès aux données fiscales :

Le logiciel doit générer une archive fiscale pour chaque période contrôlée et déclarée, et doit donc restituer les données comptables et les déclarations fiscales pour les 3 dernières années au minimum.

Exportation des données :

L’annexe 3 du Bulletin Officiel des Impôts (13 L-1-2006) stipule que tout logiciel qui contribue à une archive fiscale doit créer des fichiers ouverts et sécurisés soit au format des outils bureautiques soit dans un format d’échange de données simple (de type texte, XML,…)

En d’autres termes toutes les données qui concourent directement ou indirectement aux résultats comptables et aux déclarations fiscales  doivent être accessibles.

Cette obligation s’applique à chaque entreprise. Son non respect expose l’entité à un rejet de sa comptabilité.

Quelques sources officielles :

Bulletin Officiel des Impôts (13 L-1-2006)
Code Général des Impôts (article 54)
Plan Comptable Général (articles 410-2, 410-3, 410-6, 420-5, 420-6, …)
Livre des Procédures Fiscales (articles L13 et L 102 B)

APPLICATIONS AU DOMAINE DE LA GESTION DES IMMOBILISATIONS

Nonobstant le respect générique des règles précitées, qui s’adressent à tout applicatif contributif des écritures comptables et des données fiscales, un logiciel de gestion des immobilisations doit permettre à l’utilisateur d’appliquer les dispositions légales validées par l’administration.

Dans ce domaine, les règlements du Comité de la Réglementation Comptable (CRC 2002-10, 2004-06, …) font office de référence.

Voici les exigences fonctionnelles minimales que doit garantir un logiciel de gestion des immobilisations :

  • Décomposition des biens complexes en composants selon les deux méthodes préconisées par le CRC 2002-10 : réallocation des valeurs comptables et reconstitution historique des composants
  • Dissociation des modes de calcul d’amortissement comptable (basé sur la durée d’utilisation) et du mode fiscal (basé sur la durée fiscale)
  • Suivi et traçabilité de chaque événement du cycle de vie des biens
  • Génération et exportation des écritures comptables correspondantes
  • Edition et justification des liasses fiscales 2054 et 2055
  • Constitution des éléments de l’archive fiscale
  • Détail du calcul de la taxe professionnelle (assujettissement, valeur d’origine, abattements)

INTÉRÊTS ET GAINS POUR L’ENTREPRISE

L’intérêt, pour un chef d’entreprise, d’opter pour une solution certifiée, est de double nature :

1- L’Optimisation de l’actif

La simple application des lois, en matière d’immobilisations, permet à l’entreprise :

  • d’optimiser les résultats d’exploitation,
  • de renforcer les capitaux propres,
  • de diminuer le coût du financement bancaire,
  • d’améliorer la trésorerie et de diminuer l’impôt des sociétés des entreprises qui investissent en France,
  • de mettre à disposition de tous les acteurs une information sincère et transparente.
Seul un outil conçu dans cet objectif, capable d’appliquer de façon simple et claire les dispositions légales favorables à l’investissement, permet à l’entreprise de bénéficier pleinement de ces gains conséquents.

2- La sécurité vis-à-vis de l’Administration fiscale

L’entreprise est donc tenue de tenir à disposition de l’administration un archivage fiscal complet, avec l’intégralité des éléments comptables qui la constitue, qu’on peut résumer ainsi :

  • Historique des événements du cycle de vie des immobilisations (sortie partielle, changement de plan, décomposition, changement d’établissement, etc…)
  • Intégralité des écritures comptables relatives aux biens.

Le non respect de cette obligation expose l’entité à des sanctions qui parfois peuvent être lourdes de conséquences.
 
Sur ce plan, l’intérêt d’une solution certifiée est incontestable.

L’entreprise aujourd’hui ne peut plus se satisfaire d’outils sommaires, peu fiables, et qui laissent toute la responsabilité des opérations à l’Utilisateur.

La Certification “NF Logiciel comptabilité informatisée“, que nous avons obtenu pour la conformité de notre logiciel IMMOS et la qualité de nos services aux clients, vous apporte la garantie de l’optimisation de votre actif et la sécurité totale vis-à-vis des autorités administratives.

VALLIS O.S.I. obtient la Certification NF Logiciel comptabilité informatisée

 

Nous avons le plaisir de vous informer que VALLIS O.S.I. a obtenu avec succès la certification NF “Logiciel comptabilité informatisée” pour son produit IMMOS.

 

Délivrée par AFNOR CERTIFICATION, organisme certificateur indépendant, la marque NF est accordée aux logiciels présentant les qualités suivantes :

  • Respect des nouvelles réglementations fiscales concernant les comptabilités informatisées.
  • Application des nouvelles règles de gestion de l’actif immobilisé, conformes au Code de Commerce, au Plan Comptable Général, aux Instructions publiées dans le Bulletin Officiel des Impôts et aux procédures fiscales.
  • Les services apportés aux clients (maintenance, hot line, assistance,…) répondent à une charte stricte de qualité.

La certification NF est un engagement de notre entreprise dans la durée et l’adaptation permanente de notre progiciel IMMOS.

Les avantages de choisir une solution certifiée pour la gestion des immobilisations

La marque NF “Logiciel comptabilité informatisée” vous apporte la garantie que notre produit répond aux exigences de qualité, de sécurité et de performance requises, en particulier :

  • Respect des obligations réglementaires (Normes IAS, CRC 2002-10…)
  • Fiabilité des calculs et des résultats
  • Traçabilité totale des opérations
  • Conservation et restitution des données comptables
  • Conformité des états fiscaux
  • Constitution des éléments des archives comptables et fiscales.

Fort de son savoir faire et de son expérience de plus de dix ans dans le domaine de la gestion des immobilisations, de sa maîtrise du sujet et de son implication dans le respect de la réglementation, VALLIS  O.S.I. offre des prestations de Conseil et d’Optimisation à haute valeur ajoutée, garantissant à l’entreprise :

  • une sécurité totale dans ses rapports avec l’Administration des Finances,
  • un retour optimal sur investissement.

Nous vous tiendrons régulièrement informés des impacts importants de la Certification NF sur notre logiciel IMMOS et nos services associés.

Pour en savoir plus sur la Certification NF Logiciel Comptabilité Informatisée et la Norme NF :

http://www.marque-nf.com

http://www.infocert.org

http://www.afnor.fr

L’intérêt économique de l’inventaire annuel des immobilisations

L’absence d’inventaire annuel est hautement préjudiciable aux intérêts et à  la bonne marche de l’entreprise. Voici quelques conséquences dommageables dans ce domaine riche en situations inattendues :

  • Paiement sans cause de primes d’assurance ou de services de maintenance.
  • Maintien, dans les bases de calcul de la Taxe Professionnelle, de biens n’existant plus (observation analogue pour des biens fonciers sortis ou détruits sans mise à jour des inscriptions cadastrales).
  • Dissimulation de l’appropriation délictueuse d’un bien.
  • Présentation d’un compte de Résultat inexact dans la mesure où figure encore dans l’actif un bien sorti présentant une valeur comptable nette significative… 

RAPPEL DES RÈGLES

L’article 123-12 du Code de Commerce fait obligation à toute entreprise de «… contrôler par inventaire une fois tous les douze mois l’existence et la valeur des éléments Actifs et Passifs du patrimoine de l’Entreprise…»

En outre l’article 123-177 précise que « …l’inventaire est un relevé détaillé de tous les éléments d’actif et de passif au regard desquels sont mentionnés la quantité et la valeur de chacun d’eux à la date de l’inventaire… »

Le terme d’inventaire évoque généralement le collationnement des stocks de toute nature : marchandises, matières premières, travaux en cours, approvisionnements, etc … nul n’ignore cette prescription.

L’inventaire des immobilisations paraît souvent secondaire voire superflu. Or c’est l’occasion annuelle de constater l’existence et l’état des biens composant l’outil de l’entreprise.

Cette opération permet aux Services :

  • de vérifier l’existence physique des biens et leur bon état de fonctionnement ;
  • d’examiner les contrats et titres de propriété ;
  • de comparer les valeurs comptables nettes avec les valeurs de marché s’il en existe, pour constater les dépréciations éventuelles, etc… 

LES RISQUES DE L’ABSENCE D’INVENTAIRE

Dans ce domaine les carences peuvent avoir des conséquences insidieuses, très préjudiciables à l’entreprise et dont voici quelques exemples courants :

  • Non-constatation de la sortie d’immobilisations suite à leur cession, à leur mise au rebut, leur destruction ou leur disparition.
  • Maintien dans l’actif de biens hors d’usage dont la durée d’utilité est expirée.
  • Maintien des coûts accessoires à un bien principal sorti de l’actif, situation susceptible de se présenter fréquemment avec l’application de la décomposition.
  • Activation de réparations sans sortie partielle du composant remplacé.
  • Confusion de biens lors d’une sortie.
  • Oubli de biens chez des tiers ou abandon dans l’environnement.
  • Maintien irrégulier d’immobilisations achevées dans le compte « Immobilisations en cours ».
  • Maintien d’actifs incorporels ou financiers sans valeur ou périmés. 

OPTIMISER LES RÉSULTATS DE L’INVENTAIRE

Réduire les coûts de maintenance, réviser les valeurs d’assurance, diminuer la taxe professionnelle, renégocier la taxation foncière, mesurer la valeur réelle de son actif, tels sont les enjeux et intérêts de l’inventaire des immobilisations.

Une fois l’inventaire physique réalisé, il est indispensable d’exploiter les résultats, autrement dit de procéder au rapprochement entre l’inventaire physique et l’inventaire comptable, afin de préparer les opérations adéquates de régularisation.

Tant sur un plan logistique et organisationnel :

  • Mise à jour de la description des biens : libellés, quantités, références techniques, nomenclature, code barre, immatriculation…
  • Mise à jour des prestataires : fournisseurs, sociétés de maintenance, d’assurance…
  • Constitution de groupes de biens
  • Mise en place des localisations
  • Étiquetage des biens

Que sur un plan économique :

  • Reclassement comptable
  • Mise à jour des affectations aux sections analytiques
  • Décomposition des biens complexes (CRC 2002-10)
  • Vérification de l’état des immobilisations présentes, en vue de l’application des durées d’utilité (pour les biens non encore amortis)
  • Mises à jour des biens sortis et à sortir (totalement et/ou partiellement).

La détection des biens sortis et obsolètes permet en effet de renégocier le coût de la maintenance du matériel.

Il faut également souligner que nonobstant son impact sur la Taxe Professionnelle (dont à ce jour personne ne connaît vraiment le devenir précis), l’inventaire des immobilisations a un impact direct sur le coût des primes d’assurance. En effet celui-ci est in fine toujours indexé sur la base des valeurs brutes déclarées.

Enfin la détection de la présence des biens permet de définir les durées réelles d’utilité des biens qui sont, dans l’immense majorité des cas, toujours plus LONGUES que les durées fiscales d’usage.

EN CONCLUSION

La réalisation périodique de l’inventaire est indispensable pour le chef d’entreprise afin de :

  • Connaitre de façon permanente et actualisée la valeur de l’actif immobilisé de son entreprise
  • Réduire les couts d’assurance et de maintenance
  • Améliorer sensiblement le résultat d’exploitation par l’application de la durée d’utilité dans l’amortissement comptable
  • Diminuer au maximum la taxe professionnelle.

Outre cet intérêt économique, il faut rappeler que le non-respect des dispositions du Code de Commerce ouvre la voie à de multiples situations susceptibles d’engager la responsabilité pénale des Dirigeants.

Par le caractère complet des informations enregistrées et grâce aux critères de sélection qui leur sont associés, le Progiciel « IMMOS » permet de suivre aisément la situation de chaque immobilisation et de contrôler toutes les étapes de son cycle de vie.

Disparition de la taxe professionnelle ? pas si simple… et pas si sur…

 

La Taxe Professionnelle est vouée à disparaître nous dit-on. Et immédiatement se pose l’incontournable question : mais par quoi va être remplacée la première ressource des collectivités locales ? Voilà tout le problème…En attendant, bonne nouvelle pour les entreprises : les investissements nouveaux font l’objet d’une exonération totale.

Pleins feux sur une taxe en voie de disparition.

Commençons par le plus simple : le Dégrèvement Permanent pour Investissements Nouveaux

À l’instar du DIN (Dégrèvement pour Investissements Nouveaux) de 2004, voici le DPIN (Dégrèvement Permanent pour Investissements Nouveaux) de 2009 !

C’est une des plus importantes mesures du plan de relance de l’économie, concrétisé par la Loi de Finances Rectificative pour 2008.

En résumé : tous les biens acquis entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009 bénéficient d’un dégrèvement permanent, autrement dit sont exonérés à 100 % de taxe professionnelle de façon permanente, c’est-à-dire durant tout leur cycle de vie.

Alors que le DIN de 2004 concernait uniquement les Biens éligibles à l’amortissement dégressif, ce Dégrèvement est élargi à tous les Biens assujettis à TP quel que soit leur mode d’amortissement.

Par ailleurs, il s’agit bien d’un dégrèvement permanent alors que le DIN de 2004 était limité à une période de 3 ans.

En pratique ce dégrèvement concerne :

  • Dès la taxe 2009 : les biens entrés du 23/10/2008 au 31/12/2008
  • A partir de la taxe 2010 : les biens entrés au cours de l’année 2009.

Et après 2010 ?…

Chronique d’une mort annoncée

Tout le monde est au courant du projet, annoncé publiquement par le Président de la République le 5 février 2009 : la Taxe Professionnelle va être supprimée en 2010 !

Nous ne reviendrons pas sur le bien fondé ou l’ineptie d’un tel impôt, décrié par les entreprises, attendu par les collectivités locales.

Pour rappel, la Taxe Professionnelle est calculée sur les investissements matériels des entreprises, autrement dit sur la plupart des immobilisations corporelles.

Elle ne représente rien de moins que la 1ère ressource des collectivités locales, servant notamment à financer les investissements économiques : zones industrielles, zones commerciales, voiries… Il est donc rationnellement impossible de ne pas envisager son remplacement.

À aujourd’hui, l’État ne s’est pas clairement prononcé sur les solutions qui permettront pour les entreprises de bénéficier de cet allégement fiscal annoncé, et pour les collectivités de continuer à se développer de façon sereine, sans risque de perdre leur autonomie.

Les alternatives envisagées

En premier lieu, il convient de préciser que ce n’est certainement pas la taxe dans son intégralité qui va être supprimée. Il s’agit essentiellement de celle imputée aux équipements et matériels liés à l’activité de l’entreprise.

Sur un plan purement comptable, ce sont les immobilisations corporelles qui seront concernées et particulièrement :

  • Les installations, matériels et outillages industriels (compte 215)
  • Les autres immobilisations corporelles (218), notamment :
    • les installations et aménagements liés à l’activité (218 1)
    • le matériel de transport (compte 218 2)
    • le matériel de bureau et informatique (218 3)

Comment allons-nous compenser le manque à gagner ?

La piste des ménages :

Charge beaucoup trop lourde à imputer aux seuls contribuables, cette alternative est difficilement envisageable à cause du risque social et économique qu’elle représente, à fortiori dans un contexte déjà très difficile.

La taxe carbone :

Si le concept est digne d’intérêt, en revanche sur le plan de la mise en oeuvre beaucoup de questions restent à résoudre :

  • Quels procédés techniques d’évaluation ?
  • Quels quotas ?
  • Sera-t-elle suffisante pour combler le manque à gagner ?
  • Comment sera calculée cette taxe ? de façon unilatérale ou en fonction des acteurs polluants (particuliers, administrations, entreprises…) ?

En outre, s’agissant d’une incitation positive à moins polluer ou à ne plus polluer du tout, on peut légitimement espérer que la « taxe carbone » soit… éphémère !

L’indemnisation par l’État :

Même si cette compensation ne consistait qu’à « transférer » une partie du trésor national vers les collectivités, grever davantage le budget de l’État est difficilement concevable dans le contexte d’endettement que nous connaissons.

Hausse de la cotisation sur la valeur ajoutée :

Cette piste consisterait à augmenter la part de la TP calculée sur la valeur ajoutée. Représentant aujourd’hui une recette d’environ 2,5 milliards, la perte à combler (environ 8 milliards) est trop importante pour ne reposer que sur cette seule mesure.

Autres hypothèses :

D’autres pistes sont envisagées : augmenter la part sur les biens assujettis à la taxe foncière (bâtiments, constructions, agencements…), majorer la taxe sur les produits pétroliers…

De la nécessité d’un outil d’optimisation

Devant les incertitudes actuelles sur l’avenir de la Taxe Professionnelle, on peut raisonnablement penser qu’elle ne va pas disparaitre si facilement.

On ne s’oriente certainement pas vers une solution unique, mais sans doute vers une combinaison de mesures pour mettre en place de nouvelles ressources importantes pour les collectivités locales, tout en libérant les entreprises d’un impôt qui bloquait l’investissement.

Avant son éventuelle disparition, il est vraisemblable d’envisager que la Taxe Professionnelle va faire l’objet de réformes ou d’aménagements progressifs, avant d’arriver à une solution satisfaisante pour les acteurs concernés.

Quelle que soit les décisions du gouvernement, plus que jamais il devient essentiel pour l’entreprise de mettre en place dès à présent une véritable stratégie d’optimisation de son actif :

  • Détection des biens obsolètes
  • Analyse de la productivité des immobilisations anciennes
  • Application des véritables durées d’utilisation
  • Synchronisation de l’inventaire comptable et physique
  • Opérations de mises au rebut, sorties partielles…
À cette fin, il est nécessaire de disposer d’un outil facilitant un Audit rigoureux et précis des immobilisations, capable de générer des gains de temps et d’argent.

IMMOS est conçu pour optimiser l’actif immobilisé, tant sur le plan logistique et inventaire que sur le plan financier grâce à l’application facilitée de toutes les mesures favorisant une réduction de taxe professionnelle :

  • Application de toutes les exonérations prévues par la législation en vigueur
  • Limitation de la base de calcul en cas d’apport fusion
  • Réduction du coefficient pour les biens faisant l’objet d’économie d’énergie ou de lutte contre la pollution
  • Etc…

Vos investissements méritent une nouvelle gestion

L’effet attendu à court terme, tant du projet de suppression que de la mesure immédiate et concrète du Dégrèvement, est bien sur la relance de l’investissement pour les entreprises.

Quelle stratégie d’amortissement allez-vous désormais appliquer à vos immobilisations ?

Allez-vous continuer d’amortir vos équipements avec la méthode linéaire et uniquement sur une durée d’usage fiscale ? Dans ce cas, comment expliquerez-vous que vos biens, achetés en 2009, seront encore présents dans 10 ou 15 ans dans votre actif, avec une valeur nette nulle alors que vous continuez de vous en servir pour votre production ?

Outre les gains de TP que vous allez réaliser avec vos nouveaux investissements, il est temps de rentabiliser votre actif, en appliquant :

  • La dissociation de la durée d’utilité et de la durée d’usage, pour donner une image non déformée de votre actif immobilisé ;
  • L’application du nouveau coefficient majoré de 0,5 point pour les biens éligibles à l’amortissement dégressif, afin d’optimiser votre résultat fiscal ;
  • La gestion avantageuse de la provision pour amortissement dérogatoire, afin de renforcer vos capitaux propres et bénéficier d’une importante marge de manœuvre pour le calcul de l’impôt sur les sociétés.

Alors, avec IMMOS n’attendez pas 2010 pour optimiser votre actif !

Modification des coefficients multiplicateurs applicables pour l’amortissement dégressif

Dans le cadre du plan de relance de l’économie, la Loi de Finances Rectificative 2008 a modifié les coefficients d’amortissement dégressif pour les biens acquis durant la période allant du 4 décembre 2008 au 31 décembre 2009, et éligibles à ce régime (article 30A du CGI).

Ainsi les coefficients dégressifs en vigueur sont désormais majorés de 0,5 point.

En voici le détail :

Durée normale d’utilisation Régime antérieur Nouveau régime
3 ou 4 ans

1,25

1,75

5 ou 6 ans

1,75

2,25

Au-delà de 6 ans

2,25

2,75

Cette mesure, ciblée et temporaire, représente de la part du gouvernement une incitation à l’investissement qui s’inscrit dans un plan de relance plus global.

Elle permet d’accroître la dotation pour amortissements dérogatoires et entraine durant les premières années une économie d’impôt égale au tiers de leur montant.

Nous rappelons que la dissociation des méthodes entre amortissement linéaire comptable et amortissement dégressif fiscal offre une marge de manœuvre importante dans la détermination de la base de calcul de l’impôt sur les résultats (I.S. ou Impôt sur le Revenu).

Assurez-vous que votre logiciel de gestion des immobilisations permet facilement l’actualisation des coefficients dégressifs en toute sécurité.

Le progiciel IMMOS intègre sans difficulté la mise à jour de ces coefficients avec indication des dates bornant la période de validité de ceux-ci.

La réforme du droit comptable : opportunités et risques pour l’expert comptable

Réflexions d’un Professionnel sur les pratiques comptables

Les dernières décennies du XXème siècle ont été marquées par l’abondance des textes applicables dans les entreprises : droit fiscal, droit des sociétés, droit social, protection de l’environnement, etc…

Ces dispositions n’ont cessé d’évoluer, alourdissant sans cesse les obligations professionnelles des Experts Comptables œuvrant dans des entités de dimensions et statuts divers ; dans le même temps la modernisation du Droit comptable s’est poursuivie dans un cadre national.

En 2003 le Parlement Européen a décidé l’adoption des Normes IAS / IFRS et leur application dès le 1er janvier 2005 dans toutes les Entités des pays membres. Cette décision a eu pour effet de bouleverser sur de nombreux points le Droit Comptable français.

L’immense sujet des Normes IAS, dont l’objectif cardinal est la recherche de «l’image fidèle» des Entités,  a donné lieu à d’innombrables études et exposés très documentés. Notre réflexion porte essentiellement sur les conséquences pratiques de l’application de la Norme IAS 16 traitant des immobilisations corporelles.

La nouvelle réglementation ouvre-t-elle des opportunités pour la Profession et lui fait-elle courir des risques ?   Quelle réponse apporter à cette interrogation ?

Disons le sans vergogne : jusqu’en 2005 la gestion des immobilisations était étroitement conditionnée par les dispositions fiscales ; cette sujétion avait pour effet de reléguer au second plan la réalité économique dont pourtant la comptabilité a pour finalité de dégager une image fidèle. On observait notamment :

  • Une définition particulière, parfois incomplète, du prix de revient des immobilisations.
  • Le calcul des amortissements essentiellement fondé sur des considérations d’ordre fiscal ayant pour objectif final la réduction immédiate et maximale de l’impôt sur les résultats.
  • L’opacité de la valeur comptable nette des biens du fait de l’application des amortissements exceptionnels pour investissements ciblés bénéficiant de taux pouvant atteindre 100 % sur 12 mois.
  • L’extrême limitation des possibilités de rectification des plans d’amortissement initialement choisis, en vertu de leur caractère réputé intangible sur le plan fiscal.

Les dispositions de la Norme IAS 16 rendent caduque l’ancienne conception laissant place à la recherche de la «vérité économique» désormais associée à l’image du bilan et du compte de résultat et, en particulier, à la valeur comptable nette des immobilisations. Cette primauté confère désormais un caractère subsidiaire aux règles fiscales nationales.

Pour bien apprécier l’ampleur de l’impact de l’IAS 16, reportons-nous aux pratiques antérieures de gestion comptable des immobilisations ; on peut affirmer que très souvent ces travaux ne relevaient pas des préoccupations majeures des Professionnels, en raison notamment :

  • de l’alourdissement constant du rôle incombant à l’Expert Comptable ;
  • du manque d’intérêt et de formation des personnes en charge de l’enregistrement des opérations ;
  • de l’absence d’outils informatiques performants ;
  • de la primauté des préoccupations fiscales de la part des Dirigeants d’entreprise.

Tous ces éléments conduisaient à une gestion comptable minimaliste des immobilisations, se traduisant notamment par la coexistence de méthodes diverses confinant au désordre.

En fait la notion de «valeur comptable nette» coïncidait rarement avec celle de «juste valeur» (Fair value) de l’immobilisation, ce qui comportait des inconvénients parfois majeurs dans certaines situations (fusions, cessions de l’entreprise) et dans les relations avec les Banques, les Assureurs, etc …

La gestion comptable des immobilisations a été totalement transformée au 1er janvier 2005 par l’entrée en vigueur des Normes IAS/IFRS

Voici les principales dispositions de la Norme IAS 16 :

  • Définition des deux types d’actifs immobilisés : le premier, à durée définie, c.à.d. amortissable ; le second, à durée indéfinie, non amortissable.
  • Définition du Prix de revient d’un bien en incluant éventuellement les coûts qui, dans le passé, étaient considérés comme des charges.
  • Répartition du coût de certains biens en divers composants lorsque ces derniers ont une durée d’utilité plus courte que celle de l’élément principal (structure).
  • Inscription parmi les immobilisations des coûts de remise en état incluant le remplacement de certains composants.
  • Définition du concept d’amortissement comptable réputé correspondre à la «consommation des avantages économiques attachés à un bien ».
  • Définition de la base de calcul des amortissements comptables avec, éventuellement, déduction d’une «valeur résiduelle» appréciable.
  • Modification justifiée du Plan d’amortissement d’un bien.

À ces principes se superposent les dispositions fiscales nationales conduisant fréquemment à un double calcul : le premier, COMPTABLE, établi en fonction de la DURÉE D’UTILITÉ – le second, FISCAL, basé sur la DURÉE D’USAGE définie par le Ministère des Finances.

Cette situation aboutit à des distorsions importantes faussant la  valeur économique réelle  du bien, par exemple :

  • Sous l’effet de l’utilisation licite, pour un même bien, de deux modes de calcul : COMPTABLE LINEAIRE – et – FISCAL DEGRESSIF.
  • Altération significative de la  valeur comptable nette  du fait de l’application des textes fiscaux encourageant des investissements ciblés.
  • Anticipation de la déduction de certaines dotations fiscales sous l’effet de la prise en compte de la valeur résiduelle d’un bien.

La fréquence et l’importance de ces distorsions rend encore plus nécessaire le recours à la technique des amortissements dérogatoires ; soulignons au passage le caractère équivoque du terme, s’agissant en fait de provisions réglementées inscrites parmi les Capitaux propres.

La combinaison des règles ci-dessus exige évidemment de l’Expert Comptable une vigilance permanente.

Pour illustrer l’intérêt de la maîtrise de la gestion comptable des immobilisations, on peut souligner l’impact de celle-ci en matière de Taxe professionnelle dont le calcul intègre des modalités diverses, d’une mise en œuvre délicate.

Par quelle démarche l’Expert Comptable peut-il assurer sa mission dans ce domaine complexe ?

Nous estimons que la solution réside dans l’organisation et la réalisation d’un travail technique comptable de qualité, qui mette en œuvre les moyens suivants :

  • Approfondissement de la formation professionnelle de tous les intervenants dans le domaine des immobilisations, en insistant sur le caractère impératif des dispositions de  la Norme IAS 16 et sur leurs combinaisons avec les règles fiscales.
  • Établissement d’un contrôle périodique des comptes de l’Actif immobilisé et de toutes les opérations qui y figurent : entrées et sorties de biens, paramétrages divers, etc …
  • Dans la mesure où la taille de l’Entité le permet, exécution in situ de tous les travaux de saisie par un Personnel compétent.
  • Utilisation régulière de la télé-transmission des données afférentes aux immobilisations entre l’Entité et l’Expert Comptable.

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Décomposition des immobilisations corporelles : comment se mettre en conformité avec la loi ?

La question de la décomposition des immobilisations nous a été posée par un de nos nouveaux clients qui a fait appel à Vallis pour l’optimisation de ses immobilisations. Cet aspect de la Norme IAS 16 n’avait pas été appliqué dans cette entreprise, et elle n’en connaissait pas les conséquences.
Il est donc important de rappeler les risques pris par les entreprises si elles n’observent pas cette règle, et montrer les dispositions à mettre en place. 

Les règles de la norme IAS 16

L’obligation de décomposer les biens est prévue par les dispositions de la Norme IAS N°16 paragraphe 12 qui précise :

« … dans certains cas il est approprié de répartir le coût global d’un actif entre ses différents éléments constitutifs et de comptabiliser chaque élément séparément ; tel est le cas lorsque ces éléments :

• ont des durées d’utilité différentes

• ou lorsqu’ils procurent à l’entreprise des avantages selon un rythme différent nécessitant l’utilisation de taux et de modes d’amortissement différents »

Ces dispositions ont été introduites dans le Nouveau Code de Commerce aux articles 123-12 et suivants et les annexes s’y rattachant. Leur violation peut entraîner des sanctions pénales. Ajoutons que les règles de l’IAS 16 ont été adoptées, à quelques exceptions près, par la Direction Générale des Impôts pour la détermination du résultat taxable.

Illustration concrète

L’exemple simple ci-après met en évidence les différences de traitement existant sur ce point entre règles anciennes et nouvelle législation prescrivant la décomposition.

Une entreprise acquiert le 1er Janvier 2005 un immeuble à usage de bureaux pour un coût de 2 400 000 € (terrain exclu)

  • Suivant l’ancienne pratique, l’entreprise aurait pu adopter une durée d’amortissement linéaire de 40 ans appliquée au coût global, soit une dotation annuelle de 60 000 €, les grosses réparations et remises en état pouvant être provisionnées suivant un calendrier préétabli.
  • Les nouvelles dispositions imposent à l’entreprise la décomposition du coût de la construction et le calcul des amortissements sur chacun des éléments suivant leur durée d’utilité. Supposons qu’un expert immobilier, connaissance prise des conditions particulières d’utilisation, propose la répartition du coût global et les durées d’utilité suivantes :

 

répartition

Coût

Durée

Dot. annuelle

Composants 

%

K€

d’utilité

linéaire 

     

 

 
 Structure : Gros œuvre        55    1 320

60 ans

      22 000
 Réseaux divers        10       240     20 ans       12 000
 Climatisation, Chauffage,  Sanitaire        15       360     15 ans       24 000
 Ascenseurs et monte-charges        10       240     20 ans       12 000
 Peintures et éléments        
 sans valeur significative          5       120     10 ans       12 000
 Menuiseries          5       120     20 ans         6 000
         
          2 400         88 000

La combinaison de la décomposition et des différentes durées d’utilité aboutit à constater une dotation globale de 88 000 € contre 60 000 € selon le mode de calcul antérieur, faisant apparaître une insuffisance annuelle de 28 000 €. Il est observé que cet écart cumulatif passera par un maximum vers la 15ème année.

Ne pas appliquer la nouvelle règle comptable concernant les biens décomposables conduit à une présentation fausse du bilan, ce qui met en cause la responsabilité pénale et civile du dirigeant et des auditeurs.

En s’abstenant de décomposer, l’entreprise se trouve dans la situation suivante :

  • L’insuffisance d’amortissement entraîne une sur-évaluation du résultat annuel  (de 28 000 €, dans l’exemple ci-dessus)
  • La valeur comptable nette de la construction figurant à l’actif est sur-évaluée, d’année en année, faussant d’autant le bilan.

 

La présentation de documents financiers irréguliers (bilan, compte de résultat, et annexe aux Comptes) peut conduire à la mise en cause de la responsabilité pénale et civile des dirigeants, des responsables et des auditeurs des comptes sociaux.

Par ailleurs, la DGI peut se prévaloir de ces errements pour opérer un redressement fiscal du résultat taxable, fondé :

  • Sur le non-respect de la dotation minimale annuelle d’amortissement, en contradiction avec l’obligation prévue par le Nouveau Code de Commerce.
  • Sur la non-déductibilité des provisions pour grosses réparations ayant pour objet la remise en état périodique de la construction.

En résumé, l’entreprise, qui a l’obligation de décomposer les biens corporels dès lors que sont réunies les conditions prévues à l’article 311-2 du Plan Comptable Général, se place, en s’abstenant de le faire, dans une situation irrégulière par rapport à tous les tiers.

 

QU’EN EST-IL POUR LE PASSE ?

La décomposition applicable depuis le 1er Janvier 2005 concerne également les biens antérieurement  acquis. A cette date, les entreprises ont eu le choix entre deux méthodes :

  • Soit le calcul rétrospectif des amortissements de chaque composant avec régularisation au 01/01/2005, dont l’impact fiscal est échelonné sur cinq ans.
  • Soit la ré-allocation des valeurs comptables.
Deux méthodes ont été autorisées pour régulariser les biens acquis avant le 1er janvier 2005.
Un logiciel qui prend en compte ces nouvelles règles peut vous faciliter la tâche.

Cette dernière méthode reste d’actualité pour le traitement des biens n’ayant pas encore donné lieu à l’application de cette règle. En pratique,  il convient de :

  • Répartir le coût du bien entre ses différents composants, ce qui requiert parfois l’intervention d’un expert ou spécialiste de ce type de bien.
  • Rattacher à chaque élément une fraction proportionnelle des amortissements antérieurs.
  • Définir pour l’avenir un nouveau plan d’amortissement tenant compte de la durée d’utilité prospective restante pour chacun des composants.

Cette procédure ne fait apparaître aucun écart – comptable ou fiscal – et permet d’assurer la transition entre l’ancien système et les nouvelles règles.

ILLUSTRATION D’UNE «  RE-ALLOCATION  »

Soit une construction acquise le 1er Janvier 1995 pour 2 400 000 €. La durée d’amortissement a été fixée à l’époque à 40 ans suivant le mode linéaire.

Au 31/12/2004,  le bien est alors amorti à hauteur de 25 %.

Au 01/01/2005, le bien est décomposé suivant les modalités de l’exemple précédent et la ré-allocation aboutit  aux valeurs ci-après :

 

 

Coût

Prix

Amort.

 

Durée Utilité

Composants

%

Revient

/10 ans

VNC

prospective

 

 

 

 

 

 

 Structure

        55

    1 320

    330

     990

60 - 10 = 50

 Réseaux

        10

       240

      60 

     180

20 - 10 = 10

 Climatisation,  chauffage

 

 

 

 

 

 Sanitaire

        15

       360

      90 

     270

15 - 10 = 05

 Ascenseurs, monte-ch.

        10

       240

      60

     180

20 - 10 = 10

 Peinture, éléments

 

 

 

 

 

 sans valeur  significative

          5

       120

      30 

       90

  10 - 10 = 00**

 Menuiseries

          5

       120

      30

       90

20 - 10 = 10

 

 

 

 

 

 

 

 

    2 400

    600

   1 800

 

     **  Il convient d’amortir la totalité de la valeur comptable nette dès le premier exercice ouvert.

Le mode de calcul linéaire étant choisi, le calendrier des dotations est le suivant :

 Amortissement pour solde du bien dont la durée d’utilité est expirée

  90 000 €

 Jusqu’à la 5ème année incluse, montant des dotations annuelles

118 800 €

 De la 6ème à la 10ème année 

  64 600 €

 De la 11ème à la 50ème année 

  19 800 €

Au total l’ensemble des dotations annuelles atteint bien 1 800 000 €. On constate alors que la construction était antérieurement sous-amortie ce qui a entraîné la nécessité de majorer le montant des cinq premières annuités (2005 à 2009).

L’exemple ci-dessus montre qu’en fixant a posteriori des durées d’utilité conformes à la réalité, c’est seulement à partir de la 10ème année que la dotation antérieurement calculée - 60 000 € - devient supérieure au nouveau calcul soit 19 800 €.

Soulignons en outre que l’application des nouvelles règles facilite la sortie des composants remplacés au terme de leur durée d’utilité.
Le progiciel de Gestion des Immobilisations «  IMMOS » est conçu pour réaliser facilement la ré-allocation des biens antérieurement acquis au 1er Janvier 2005 et l’enregistrement des biens décomposables entrés depuis cette date.

Avoir à déduire du prix de revient d’une immobilisation amortissable

Il est assez fréquent que le prix d’achat d’une immobilisation fasse l’objet d’une réduction sous forme d’avoir ou de remise.

Deux situations sont envisageables:

  1. L’avoir est enregistré au cours de l’exercice d’achat : dans ce cas il suffit d’en retrancher le montant du prix de revient du bien et de calculer les amortissements sur la nouvelle valeur d’entrée.
  2. L’avoir est reçu postérieurement à la clôture et le bien a déjà été amorti, pendant un ou plusieurs exercices sur son coût initial. Il est donc nécessaire a posteriori :
    • de retrancher l’avoir du coût d’origine,
    • de recalculer les amortissements sur le nouveau prix de revient,
    • de reprendre les amortissements antérieurs excédentaires correspondant à l’incidence de l’avoir, ceci sans modifier pour autant l’arrêté des comptes du dernier exercice clos.

I - CAS GÉNÉRAUX

Sur le plan de la Comptabilité Générale, il suffit de passer les écritures suivantes:

Débit Avoir H.TVA Fournisseur X 404…
Crédit Immobilisation A… 215.4…

Débit Reprise amortissement / bien A… 281.5…
Crédit Reprise amortissement / bien A… 781.1…

Si un amortissement dérogatoire a été constaté sur le bien il faut compléter le dispositif ci-dessus par l’écriture suivante :

Débit Reprise amortissement dérogatoire /bien A… 145…
Crédit Reprise amortissement dérogatoire /bien A… 787.25…

Par contre le traitement informatique de l’avoir est beaucoup plus complexe car il faut faire apparaître son impact :

  • sur le prix de revient du bien déjà enregistré
  • sur les amortissements antérieurs à l’exercice.

II - CAS PARTICULIERS

La situation se complique en cas :

  • de décomposition du bien,
  • d’existence d’amortissements dérogatoires.

Démarche à adopter :

  1. Enregistrer l’avoir pour faire ressortir le coût définitif du bien.
  2. Calculer l’impact de l’avoir :
    • sur les amortissements comptables,
    • sur la provision pour amortissement dérogatoire s’il y a lieu.
  3. Répartir l’incidence de l’avoir sur les différents composants.
Si le bien est décomposé, il est nécessaire de répartir l’avoir sur les différents composants. S’il fait l’objet d’amortissements dérogatoires, il faut calculer l’impact de l’avoir.

III - EXEMPLE POUR ILLUSTRER CETTE PROCÉDURE :

En 2007 – Une entreprise a acquis le 31/03/2007 une pelle mécanique pour un prix de revient de 112 800 € hors TVA, décomposé comme suit :

Composants Prix Durée d’utilité
Structure 45 120 € 10 ans
Motorisation 40 000 € 5 ans
Outils de chantier 14 144 € 3 ans
Pneumatiques 13 534 € 2 ans

L’entreprise a adopté le mode linéaire pour le calcul des amortissements comptables. Par contre, elle s’est prévalue sur le plan fiscal des règles de l’amortissement calculé sur le mode dégressif (multiplicateur 2.5). Ces choix ont fait apparaitre au 31/12/2007 :

Un total d’amortissements comptables pour : ……………18 061 €
Un total d’amortissements dérogatoires pour : …… ……12 071 €

En 2008 – Le 15 mai 2008 le fournisseur adresse à l’entreprise un avoir de 5 % H.TVA de 5 640 € donnant lieu aux opérations suivantes au titre de l’exercice :

  1. Enregistrement de l’avoir en déduction du coût initial.
  2. Rectification des dotations figurant sur le bilan d’ouverture du 01/01/2008, soit :
  3. Amortissements comptables ……………18 061 x 5 %     =   (-) 901 €
    Amortissements dérogatoires …….……12 071 x 5 %     =   (-) 604 €

    Total     = (-) 1 505 €

  4. Répartition entre les composants des reprises sur les amortissements :

Composants Amortissements repris
Comptables Dérogatoires
Structure 169 254
Motorisation 301 282
Outils de chantier 177 68
Pneumatiques 254
Totaux 901 604

Rappelons que, par définition, chaque composant a une durée d’utilité spécifique.

POUR SIMPLIFIER CETTE GESTION

Si vos immobilisations sont amorties comptablement et fiscalement, ou en cas de décomposition du bien, l’utilisation d’un logiciel spécialisé vous permet de simplifier cette gestion.

On constate que la combinaison :

  • de l’amortissement comptable,
  • de l’amortissement fiscal donnant lieu à un amortissement dérogatoire,
  • et de la décomposition du bien,

rend complexe la répartition de l’avoir entre les divers composants d’un bien, ainsi que son impact sur les amortissements – comptables et dérogatoires.

La gestion de ces cas de figure, avec toutes leurs conséquences, peut être prise en compte par un progiciel de gestion des immobilisations.
Nous avons créé IMMOS dans le but de simplifier, contrôler et sécuriser l’ensemble de ces opérations.

La gestion des immobilisations et des amortissements dans un contexte de crise : intérêt de la norme IAS / IFRS 16

C’est par la faillite de la banque autrichienne « CREDIT ANSTALT » que débuta la grande dépression des années 1930. A l’heure actuelle, les défaillances de très grandes banques peuvent être le prélude à de graves difficultés économiques qui entraîneront probablement une réforme profonde de la Gouvernance d’Entreprise.

Redonner confiance aux banques

Dans cette conjoncture, les entrepreneurs doivent dès à présent mettre à profit toutes les dispositions légales leur permettant de faire ressortir la réalité de leurs performances. L’octroi de financements externes sera essentiellement subordonné à la confiance que les prêteurs accorderont à l’entreprise. Parmi ces dispositifs figure la Norme IAS/IFRS N° 16  traitant des immobilisations corporelles, ayant pour finalité d’exprimer l’image fidèle de l’entreprise par application des principes suivants :

  1. Un bien amortissable est caractérisé par sa DURÉE D’UTILITE  ou période pendant laquelle l’entreprise attend de celui-ci :
    • soit un service normal et régulier,
    • soit la disposition d’un nombre d’unités de production déterminé.
  2. L’amortissement correspond au RYTHME DE CONSOMMATION
     des avantages économiques prospectifs inhérents au bien.

Ces deux concepts étaient étrangers aux règles appliquées avant le 1er janvier 2005, alors d’inspiration essentiellement fiscale.

Utiliser l’amortissement dérogatoire en période de crise est triplement bénéfique :
- Amélioration du résultat comptable et fiscal,
- Augmentation de la trésorerie disponible
- Meilleure présentation du bilan

Ces mesures participent à la confiance que l’entreprise doit inspirer à ses prêteurs et en particulier à ses banques.

Des mesures plus proches de la réalité économique

La recherche de la vérité économique à travers les dispositions de l’IAS/IFRS 16 s’appuie sur la fixation objective de la durée d’utilité ainsi que du rythme de consommation des avantages. Il s’agit de dégager la valeur nette « réaliste » du bien, sans renoncer pour autant à l’application des règles fiscales propres au calcul des amortissements, et basées en particulier sur :

  • La reconnaissance de la DURÉE D’USAGE, souvent plus courte que la DURÉE D’UTILITE.
  • L’application de coefficients multiplicateurs pour les amortissements dégressifs « Normaux » ou « Majorés ».
  • La constatation de dotations exceptionnelles destinées à encourager des investissements ciblés.

L’impact des deux types de calcul de dotations – comptable et fiscal – fait apparaître un  écart, lequel est neutralisé par la constatation d’une « provision pour amortissements dérogatoires », servie pendant les premières années de la vie du bien, et reprise ensuite.

Les avantages de la provision pour amortissements dérogatoires

Cette technique présente les avantages suivants pour l’entreprise :

  1. Au niveau du BILAN
    • meilleure approche de la valeur économique des Biens,
    • renforcement des Capitaux Propres à concurrence de la provision pour amortissements dérogatoires.
  2. Au niveau du RESULTAT
    • Caractère plus significatif du Résultat d’exploitation,
    • Enregistrement dans le Résultat exceptionnel des dotations et reprises des Amortissements dérogatoires,
    • Optimisation du Résultat fiscal obtenu en appliquant la réglementation.
  3. Au niveau de la TRESORERIE
    • La Provision pour Amortissements dérogatoires qui n’a pas supporté l’impôt sur le Résultat entraîne un décalage dans le décaissement de celui-ci, et diminue l’endettement de l’entreprise ainsi que les frais financiers.

En résumé, le choix de l’amortissement dérogatoire aboutit :

1. A renforcer le montant des CAPITAUX PROPRES, premier élément d’appréciation de la solidité de l’Entreprise
2. A donner de l’Entreprise une IMAGE NON DEFORMEE de l’Actif Immobilisé
3. A améliorer le RESULTAT D’EXPLOITATION, indicateur primaire de la rentabilité de l’Entreprise

Tous ces paramètres participent à la confiance que doit inspirer l’Entreprise à ses prêteurs et en particulier à ses Banques.

Les dispositions de la Norme IAS/IFRS 16 offrent également d’autres possibilités nouvelles :

  • Faculté de modifier le plan d’amortissement initial d’un bien,  à condition de justifier la décision.
  • Faculté de reprise par anticipation de tout ou partie de la Provision pour Amortissements Dérogatoires, ceux–ci n’étant pas soumis à la permanence des méthodes.

Autre avantage, l’entreprise est à même de maîtriser la base de calcul des primes d’assurance, le capital assuré correspondant à la valeur comptable nette (excepté le cas de l’assurance en valeur à neuf).

Enfin, le calcul des amortissements selon le « rythme de consommation » des avantages procurés par un bien renforce la fiabilité de la comptabilité analytique.

Les mesures législatives prévisibles

Outre ces avantages permanents, le vaste plan de relance gouvernemental  comportera des mesures favorables à l’investissement productif se traduisant notamment par la faculté  d’accroître les premières annuités d’amortissement. Sa mise en œuvre rendra indispensable le recours permanent au double calcul des dotations - comptables et fiscales – accompagné de la constitution de provisions pour amortissements dérogatoires.

Ces mesures, destinées à renforcer la compétitivité des entreprises et à soutenir l’activité économique, méritent de retenir particulièrement l’attention des dirigeants et responsables d’entreprises.

CAS DE FIGURE

Le 29 Janvier 2008, une entreprise acquiert pour un coût de 120 000 € une machine-outil éligible à l’amortissement dérogatoire. Sa durée d’utilité est  évaluée par le Service Technique à 12 ans (144 mois). L’entreprise prend les décisions de gestion suivantes :

  1. Calcul des amortissements COMPTABLES selon le mode LINEAIRE.
  2. Calcul des amortissements FISCAUX, en retenant la DUREE D’USAGE,
    soit 8 ans (96 mois) et le MODE DEGRESSIF.

Le 31 décembre 2008, les options retenues se traduisent comme suit :

  • Amortissement comptable    9 222 €
  • Amortissement fiscal          33 750 €

En conséquence,la provision pour amortissements dérogatoires ressort
à  (33 750 – 9 222) = 24 528 €
L’impact sur les documents financiers au terme de l’exercice sera le suivant :

  • BILAN Actif Immobilisé : 120 000 – 9 222  =  + 110 778 €
  • BILAN Passif « Capitaux Propres »               +   24 528 €
  • COMPTE de RESULTAT
                        Courant             + 24 528 €
                        Exceptionnel    (-) 24 528 €

Le 31 décembre 2011, au terme du quatrième exercice, la provision pour amortissements dérogatoires atteindra son maximum, situation qui se traduira comme suit au niveau du bilan :

  • Valeur active du bien [120 000 – 39 222]           80 778 €
  • Provision pour amortissements dérogatoires     48 753 €
  • L’image patrimoniale de l’entreprise s’en trouve renforcée d’autant.

 

Le progiciel  de gestion des immobilisations IMMOS assure la mise en œuvre aisée et sécurisée des dispositions contenues dans l’IAS/IFRS 16 tout en apportant aux utilisateurs tous les avantages de sa modernité.

Crise financière : appliquez sans délai les dispositions en faveur de l’investissement !

En cette période de grande incertitude financière et économique, les entreprises peuvent tirer profit des dispositions de la norme comptable IAS/IFRS 16, traitant des immobilisations corporelles.
Bien utilisées, ces dispositions permettent en effet de présenter un bilan plus favorable à l’entreprise, en utilisant le double calcul des amortissements. Voici les avantages que vous apporte cette technique.

Pour tirer le meilleur profit de la norme IAS/IFRS 16, l’entreprise doit utiliser de façon optimale les techniques suivantes :

  • Double calcul permanent des amortissements :
    • comptables (ou économiques), suivant la durée d’utilité des biens et adéquation avec la consommation des avantages pressentis par ces derniers.
    • fiscaux, établis d’après la durée d’usage et suivant les dispositions plus favorables : coefficients multiplicateurs et dotations exceptionnelles.
  • Constatation de l’écart entre les deux calculs par constitution d’une Provision pour Amortissement Dérogatoire, non assujettie à l’impôt sur le résultat.

Ces techniques permettent de présenter un profil bilanciel plus favorable de l’entreprise par :

  • accroissement des capitaux propres du montant de la provision ;
  • amélioration du résultat d’exploitation ;
  • accroissement de la trésorerie suite au décalage vers le futur du paiement de l’impôt.

Des avantages prévisibles pour relancer l’économie

Il est probable qu’un vaste plan de relance gouvernemental des investissements productifs sera assorti de mesures d’accélération des amortissements, ce qui rendra encore plus attrayant le recours au double calcul évoqué ci-dessus.

Destinées à renforcer la compétitivité de l’entreprise, ces mesures méritent de retenir l’attention de ses dirigeants et responsables.

Nos consultants peuvent vous aider à appliquer ces nouvelles règles, en prenant en compte vos particularités, grâce à un audit détaillé de vos immobilisations.

Le progiciel de gestion des immobilisations IMMOS permet la mise en œuvre facile et sécurisée de toutes les procédures comptables nécessaires.

Tous ces points seront très prochainement détaillés dans un article de notre blog consacré à l’impact de la crise financière actuelle sur l’actif immobilisé des entreprises.