Êtes-vous prêt pour la clôture 2009 ?

État des lieux

Sans vouloir céder au pessimisme ambiant, il est réaliste de constater que rares sont les secteurs non touchés par la conjoncture internationale en crise.

Pour une majorité d’entreprises, on assiste à :

  • une baisse importante du chiffre d’affaires,
  • de réelles difficultés pour obtenir des financements,
  • voire des licenciements.

Cette situation de grande instabilité entraine une perte de lisibilité de l’activité de l’entreprise, ce qui a pour conséquence logique un effondrement des investissements.

Mais si on ne peut guère agir sur les perturbations extérieures et les aléas du marché, en revanche savez-vous que vous pouvez considérablement réformer votre gestion interne, et atténuer ainsi de manière significative les impacts négatifs de la crise ?

Savoir utiliser les dispositions légales en faveur des investissements

Trop de gestionnaires et dirigeants n’ont encore pas mesuré les possibilités qui leur sont offertes pour optimiser la gestion d’un des plus importants postes de leur bilan : l’actif immobilisé.

Que vous ayez pris le risque mesuré de maintenir votre niveau d’investissements, ou que vous ayez cédé à la tendance générale d’attendre que l’orage passe avant de réinvestir, vous êtes directement concernés par ce qui va suivre.

À quelques mois de la clôture des comptes, il est nécessaire de “faire votre bilan” sur la manière dont vous valorisez votre actif aujourd’hui, et d’appliquer toutes les dispositions légales pour l’améliorer.

→ des résultats maîtrisés et valorisés par l’application de la durée d’utilité

Vous avez, par précaution, suspendu vos investissements en 2009, avec une faible prévision pour 2010. Vous continuez donc de fonctionner avec vos biens actuels. Ce qui signifie qu’ils vous procurent encore des « avantages économiques » liés à leur utilisation.

Or, quelle est leur valeur aujourd’hui ? Combien avez-vous d’immobilisations, que vous utilisez encore pleinement aujourd’hui, et qui pourtant ont une valeur nette nulle ? Et ce, depuis combien d’années déjà ?

L’application de la Durée d’Utilité, obligatoire pour toutes les entreprises rappelons-le,  vous permet :

  • D’allonger la durée de vie de vos biens pour refléter leur réelle valeur économique.
  • D’améliorer votre résultat d’exploitation par un allégement de vos charges d’exploitation (durée d’amortissement plus longue = dotation plus faible)
  • De négocier un meilleur taux d’intérêt auprès des banques.

→ l’intérêt financier du dégressif fiscal

Outre les avantages économiques de l’amortissement sur la durée d’utilité des biens, attardons nous un instant sur l’avantage fiscal qu’offre l’application de l’amortissement dégressif, car il en vaut la peine.

Vous le savez, afin de favoriser l’investissement le législateur permet depuis longtemps déjà d’amortir fiscalement certains biens plus rapidement que leur durée réelle d’utilisation.

Il est encore temps avant votre prochaine clôture, pour les investissements que vous avez réalisés cette année, de pratiquer systématiquement le dégressif fiscal pour tous les biens éligibles à ce mode d’amortissement (matériel industriel, matériel informatique, matériel de transport, certains agencements, etc…)

Pourquoi ? Parce que grâce à cette décision vous allez immédiatement :

  • renforcer vos capitaux propres par la constitution d’une provision (pour amortissement dérogatoire),
  • optimiser l’impôt sur les sociétés pour l’année en cours et les années futures,
  • augmenter de façon significative votre trésorerie.

En effet le dégressif fiscal n’est pas régi par la permanence des méthodes, du fait de l’amortissement dérogatoire qu’il génère. Autrement dit en 2009 il peut même être appliqué au minimum (linéaire), ce qui n’obère en rien la poursuite de son calcul pour l’année prochaine, voire même de rattraper l’intégralité du montant sur l’année 2010.

Le dégressif fiscal permet ainsi de moduler le montant de l’impôt sur les sociétés au mieux des circonstances économiques et de vos résultats, tout en renforçant votre trésorerie.
La marge de manœuvre ainsi offerte par l’application du dégressif fiscal trouve, en cette période de récession, toute sa raison d’être !

→ l’issue de la réévaluation libre

Enfin, rappelons que lorsqu’une entreprise se trouve en grande difficulté, la loi (articles 350-1 du PCG et L123-18 du Code de commerce) prévoit la possibilité de réévaluer l’actif immobilisé dans son ensemble afin de le revaloriser.

On remet ainsi en cause le coût historique des biens, dans le cas où son inscription au bilan ne reflète plus l’image fidèle du patrimoine.

Conclusion : AGIR SUR LA DURÉE

“Les investissements d’aujourd’hui sont les profits de demain et les emplois d’après demain.”

Helmut Schmidt (Économiste et homme politique allemand)

D’une crise que l’on croyait il y a encore à peine un an conjoncturelle et temporaire, on assiste vraisemblablement, toutes les analyses le démontrent, à un profond changement de paradigme, qui va imposer à toute entité économique de repenser sa manière de gérer.

Il est clair qu’on ne peut plus se contenter d’une gestion approximative, non optimisée et sans lisibilité sur la réelle valeur de son entreprise.

Plutôt que de « réagir » uniquement à court terme et de répondre au coup par coup, nous vous invitons à AGIR SUR LA DURÉE, en optimisant d’ores et déjà la gestion de votre actif actuel et de vos futurs investissements.

Pour cela vous avez besoin de deux choses :

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