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Quels en sont les avantages et les inconvénients ?
Bruno SAUREL :
L’importance stratégique de l’actif immobilisé :
Il faut d’abord rappeler que pour bon nombre d’entreprises l’actif immobilisé représente le 1er emploi des ressources de l’entreprise ! C’est l’outil de production de la société, depuis la chaise de bureau jusqu’aux murs de l’établissement, en passant par l’ensemble du matériel nécessaire à la production de biens et/ou services.
La méconnaissance de la valeur de l’actif a des conséquences préjudiciables pour l’entreprise :
- Image bilancielle déformée
- Valeurs d’assurance et coûts de maintenance trop élevés
- Mauvaise stratégie d’amortissement, amenant un résultat d’exploitation altéré
- Aucune optimisation de l’impôt
- Taxe professionnelle trop élevée
- Dévalorisation de l’actif en cas de cession de l’entreprise.
Il est donc nécessaire de maîtriser toute l’information relative aux immobilisations, depuis les données financières jusqu’aux données logistiques.
La non-maitrise de l’information entraine la reproduction permanente des dysfonctionnements et erreurs dus à une méconnaissance du sujet ou à des outils non performants.
On voit donc que la traçabilité dans ce domaine n’offre que des avantages, et aucun inconvénient !
Quelques exemples de la nécessité de traçabilité :
L’obligation d’amortissement par composants, qui est un des points clés du CRC 2002-10, est un exemple significatif de la nécessité de traçabilité.
Rappelons que ce règlement prévoit 2 méthodes de décomposition :
- La réallocation des valeurs comptables, ou méthode prospective
- La reconstitution historique des composants, ou méthode rétrospective.
Cette 2ème méthode a été très peu employée dans les sociétés, alors qu’elle offrait une opportunité historique de revaloriser le bilan. Mais la plupart des outils ne permettaient pas de reconstituer de façon fiable l’historique de chaque composant et de calculer l’impact sur les capitaux, tout en conservant la parfaite traçabilité de l’opération. Beaucoup d’entreprises se sont donc privées de cet avantage par manque d’outil performant.
Nous avons, dès la validation officielle du CRC 2002-10, développé ces deux méthodes de décomposition avec une totale traçabilité, approuvée par la DGI.
Autre exemple : le changement de plan d’amortissement. C’est une opération sensible, qui exige un niveau de traçabilité élevé.
D’abord il est impératif de justifier le changement de plan : s’agit-il d’une erreur à régulariser immédiatement ? d’un changement de conditions d’utilisation ? de l’application de nouvelles règles ? etc…
De plus, l’écart de sous-amortissement ou de sur-amortissement engendré par le changement de plan doit être correctement calculé :
- doit-on l’imputer au plan passé (en cas d’erreur par exemple) ?
- ou faut-il le répartir sur les dotations futures ?
Dans IMMOS, chaque Bien faisant l’objet d’un changement de plan est parfaitement tracé, depuis la situation du Bien avant le changement, en passant par l’opération elle-même, jusqu’à la situation du Bien après le changement, avec le nouveau plan d’amortissement.